dimanche, 11 juin 2006
Je vous propose un jeu
On va s'amuser à imaginer ce que Ségolène est en train de dire aux journalistes. Mettez-y vos propres répliques, tout ce que vous voudrez, de "non, je n'ai pas plagié le programme de Sarkozy" à "ce matin, j'ai dit non à la demande en mariage de François pour la quarante-deuxième fois".
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lundi, 03 avril 2006
Du bon usage du mot "facho"
L'utilisation du mot facho en France est pour le moins surprenante. -Tu es pour la privatisation de la SNCF? Tu es un facho! -Tu es pour le CPE? Tu es un facho libéral! -Tu vas à l'église? Tu es un facho chrétien conservateur!
Bref, le mot facho sert tout simplement à disqualifier son adversaire, à lui signifier que ses idées sont fâcheuses, qu'il ne partage pas la pensée unique du gauchiste de base et qu'il a intérêt à rejoindre le plus vite possible les rangs du groupe dominant. C'est une notion qui non seulement ignore les différences entre les différents types de droite (la droite libérale - dont je me réclame, la droite conservatrice, l'extrême droite, etc.), mais qui disqualifie en bloc tout ce qui "ose" ne pas être à gauche. Cette notion, loin d'ouvrir le débat, ne fait que le fermer.
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CPE: le temps du pillage est fini
Ces jeunes gens qui manifestent contre le CPE, savent-ils contre quoi ils manifestent? Enfin, oui, ils manifestent contre le CPE, contre la précarité, etc. C'est ce qu'ils disent, du moins, et ce serait bien si c'était aussi simple que ça. En réalité, ils manifestent pour le maintien d'un Etat-providence que leurs parents ont aidé à mettre en place. Pour ces étudiants, l'Etat est quelque chose qui est censé "donner": donner de l'argent, donner des droits, donner le maximum possible. Quand l'Etat donne, "c'est bien, puisque c'est gratuit". Ca, c'est la partie visible des choses, comme le dirait Frédéric Bastiat.
La partie invisible, c'est qu'on ne peut pas donner quelque chose sans le prendre ailleurs. Si certains peuvent bénéficier de services gratuits, c'est parce qu'ils ne coûtent rien? L'Etat a dit fiat lux, et la lumière fut? Il est vrai que l'Etat aime bien jouer le rôle de Dieu de temps en temps, mais en réalité il n'a pas créé ces bienfaits ex nihilo, puisque ces dons soi-disant gratuits sont payés avec l'argent des contribuables. Or, il arrive que les grands contribuables au budget (les entreprises) ont appris à dire non au pillage au nom de la "solidarité". Les entreprises en ont marre qu'on leur pose des conditions à l'embauche, elles en ont marre de payer des salaires à des ouvriers qui n'arrêtent pas de crier à l'exploitation. En plus, ces derniers temps, elles ont appris un mot magique: délocalisations.
Bref, l'Etat a enfin décidé d'admettre que le roi était nu et il a demandé l'aide de ses autres sujets (les étudiants, les ouvriers, etc.) Sauf que ceux-là étaient plutôt habitués à prendre qu'à donner. Avant, c'étaient les entreprises qui devaient faire des efforts pour eux, et non pas l'inverse. Que vont-ils faire maintenant que le temps du pillage est fini?
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