lundi, 12 juin 2006
La France et la culture du contre-projet
Il me semble que la France n'est plus capable de créer des projets à elle. Mais si elle n'est pas à même de proposer, elle aime bien s'opposer à des projets déjà existants, ce qui fait qu'il s'est créé dans la mentalité française une véritable culture de l'anti-projet ou du contre-projet.
Les Américains proposent le capitalisme? Proposons quelque chose d'anti-capitaliste, que ce soit la social-démocratie, le socialisme, le capitalisme d'Etat, l'interventionnisme étatiste, l'altermondialisme ou des versions légèrement modifiées du communisme. Peu importe que ces alternatives ne sont pas viables, on va nous prendre pour des imbéciles si nous acceptons le modèle actuellement en vogue.
Les Européens nous proposent une constitution? Répondons par la négative, même si nous n'avons pas un projet B dans les poches.
L'anglais domine le monde? N'essayons pas de proposer le français tout simplement, comme langue qui mérite d'être étudiée pour sa beauté et pour la littérature à laquelle elle ouvre les portes, mais essayons de vendre le produit "le français comme alternative à l'anglais".
Or, il me semble qu'un projet qui commence par une phrase négative, qui vous dit ce que vous ne devriez surtout pas faire est voué dès le début à l'échec parce qu'il est, par définition, réactionnaire. En général, les gens aiment les affirmations et non pas les négations. Vous n'acheteriez pas un produit qui s'appelle "n'achetez surtout pas le produit concurrent", n'est-ce pas?
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dimanche, 11 juin 2006
Je vous propose un jeu
21:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 30 mai 2006
"Harmonisation" fiscale ou imperialisme fiscal?
J'ai envie de sourire quand je les entends parler d'harmonisation fiscale en Europe. Ce qu'ils entendent par là, c'est que les grandes économies de l'Europe de l'Ouest (France, Allemagne, Italie) ont du mal à se réformer, qu'elles ne veulent pas ou ne peuvent pas renoncer aux sangsues accrochées au budget de l'Etat. Par conséquent, puisqu'elles sont incapables de changer, ce sont les autres pays européens qui devraient augmenter les impôts pour qu'il n'y ait pas de "concurrence déloyale". C'est comme si un élève moins bon voulait obliger ses collègues meilleurs que lui à étudier moins pour que lui, le paresseux, puisse tenir le pas.
Il faudrait parler plutôt d'impérialisme fiscal que d'"harmonisation fiscale". L'impérialisme des paresseux.
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